Eliud Kipchoge quitte Coros : une collaboration historique qui s’achève

Eliud Kipchoge - Montre trail running - Test et avis

L’annonce est tombée comme un uppercut dans le petit monde des montres de running. Coros a officiellement confirmé la fin de sa collaboration avec Eliud Kipchoge, l’athlète qui a redéfini les limites du marathon moderne. Après cinq années de partenariat, la marque et le champion kényan mettent un terme à une relation qui a profondément marqué l’imaginaire du running… et influencé le marché des montres GPS.

Une séparation qui tourne une page dans l’histoire du marathon

Dans son message, Coros souligne l’héritage laissé par Kipchoge : un mélange de rigueur, de science du mouvement et de quête d’excellence qui a permis à la marque de devenir une référence technologique parmi les coureurs de haut niveau.
La collaboration ne se résumait pas à un logo sur un poignet. Elle avait structuré toute la stratégie haut de gamme de Coros : mesure de puissance, optimisation d’allure, fiabilité des capteurs et design des Pace/Vertix.

Voir ce partenariat s’arrêter marque la fin d’une époque. Pour Coros, Kipchoge n’était pas seulement un ambassadeur : il était un symbole. Et pour beaucoup de coureurs, son image avait largement contribué à légitimer la jeune marque face aux géants Garmin, Suunto et Polar.

Kipchoge avait déjà testé la Pace 4 avant tout le monde

Fait rarement rappelé : Kipchoge avait eu entre les mains — ou plutôt au poignet — la Coros Pace 4 en avant-première.
Il l’avait utilisée sur plusieurs sorties en test interne, notamment lors de blocs de vitesse captés par quelques observateurs (et relayés sur les réseaux spécialisés).
Ces images avaient alimenté les rumeurs selon lesquelles Coros préparait une montre pensée spécifiquement pour les marathoniens puristes, avec un écran plus réactif et un focus sur la légèreté.
La fin du partenariat efface-t-elle cette orientation ? Pas forcément. Mais elle oblige Coros à repenser l’identité de sa gamme, qui reposait largement sur la figure d’Eliud.

Pourquoi la rupture tombe-t-elle maintenant ?

Officiellement, rien n’a filtré au-delà de la formule polie : “une page se tourne”.
Officieusement, plusieurs signaux du marché laissaient présager un changement stratégique.

D’une part, Kipchoge sort d’une période sportive plus incertaine : préparation plus difficile, calendrier allégé, blessures, et un avenir compétitif encore flou.
D’autre part, Coros semble vouloir réorganiser son image autour d’une génération d’athlètes plus jeunes, plus connectés, plus actifs sur les réseaux — dans la continuité de la Coros Nomad, de la Pace 4 et des produits “performance pure”.

Il est aussi possible que l’athlète se dirige vers une marque plus établie. Garmin et Nike Run Club ont chacun leurs arguments, même s’il n’existe à cette heure aucune confirmation.

Ce que cela signifie pour les coureurs… et pour Coros

Pour la communauté running, cette rupture n’enlève rien à l’empreinte laissée par Kipchoge dans le développement des montres Coros.
Plusieurs fonctionnalités clefs — analyse avancée de la foulée, travail sur les métriques de puissance, optimisation batterie/écran — ont été pensées avec les retours du Kényan.

Pour Coros, l’enjeu est désormais d’affirmer son identité sans la silhouette d’Eliud.
La marque a les technologies, la réputation et un public fidèle. Mais elle perd une incarnation. Savoir qui prendra la relève sera un signal fort dans les mois qui viennent.

Eliud Kipchoge reste Eliud Kipchoge

Que la collaboration cesse ou non, le champion reste une légende vivante.
Il demeure l’homme du sub-2 heures en conditions contrôlées, l’homme des deux victoires olympiques consécutives sur marathon, l’homme qui a transformé la façon dont le monde regarde la course à pied.

La fin d’un partenariat n’efface pas l’héritage. Elle en ouvre un nouveau chapitre.

Sources

– Communiqué officiel de Coros (réseaux sociaux, 28 novembre 2025).

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