Coros Vertix 2S vs Coros Nomad : ultra‑trail ou grande randonnée ?
La question arrive souvent au moment de boucler un sac. Courir 100 miles en autonomie ou marcher deux semaines avec un sac bien chargé ne demandent pas la même montre. La Coros Vertix 2S sécurise l’ultra-trail avec une puce GNSS musclée, une carto fiable et une endurance gestion d’énergie. La Coros Nomad vise a priori la grande randonnée et le trek au long cours, avec un cap posé sur l’économie et la lisibilité de terrain. Le choix se joue sur trois axes. La précision sous couvert, l’autonomie utile selon le rythme, et l’ergonomie au quotidien. Le reste, capteurs et écosystème, affine la décision selon le profil d’usage. Voici ce qui bascule la balance.
Coros Vertix 2S: ultra-trail engagé, précision multi-bande, châssis titane, autonomie XL en enregistrement continu.
Coros Nomad: orientation grande rando, veille longue, navigation simple et lisible pour l’itinérance.
Coros Apex 2 Pro: compromis poids/autonomie pour le trail alpin et les sorties mixtes.
La Vertix 2S a été pensée pour tenir le point dans le dur. Vallées encaissées, faces nord, forêts denses. Le double-fréquence GNSS limite les rebonds et l’errance de trace. Le suivi de GPX reste propre même à faible allure sur single. Les changements de cap sont nets, les distances cumulées tiennent la réalité au plus près sur un 100 km vallonné. La cartographie hors ligne apporte un filet de sécurité. On lit un relief, un chemin principal, on pose une trace simple. La boussole 3 axes stabilise l’orientation à l’arrêt, utile au ravito quand on repart tête à l’envers. Côté Nomad, l’angle semble différent. Une montre pensée pour marcher longtemps privilégie l’économie et la lisibilité. Un enregistrement moins exigeant suffit pour un rythme de marche constant. Une carte claire et des champs larges aident à rester sur l’itinéraire sans micro-gestion. La précision absolue au mètre près compte moins que la cohérence globale sur la journée. L’altimètre baro sert à caler un col, le profil d’étape se lit d’un coup d’œil, l’heure de coucher du soleil guide l’installation du bivouac. Le suivi de trace GPX doit rester robuste. La boussole doit être stable sac sur le dos. Le reste est superflu.
Relief, météo, sécurité
L’altimétrie barométrique fait la différence sur le dénivelé. La Vertix 2S tient ses étalonnages si la calibration est propre au départ. La pression évolue vite en montagne, un recalage manuel évite des surprises. Les alertes météo et tempête restent sobres mais utiles. La Nomad, orientée trek, gagnera des points avec des widgets clairs. Alerte météo en amont, heures d’or fiables, état du ciel sur plusieurs jours. Sur le terrain, le combo cap compas plus distance au prochain point suffit souvent.
⚠️ À noter:Les informations détaillées sur la Coros Nomad peuvent évoluer. Vérifier les spécifications officielles avant achat. Les fonctions de navigation, les modes GNSS et l’autonomie exacte dépendent des versions logicielles et des réglages. Toujours valider la compatibilité capteurs et l’étendue des cartes avant un trek engagé.
Autonomie et gestion d’énergie: courir 100 heures ou marcher 3 semaines ?
L’ultra-trail réclame une endurance d’enregistrement. La Vertix 2S gère les longs ultras sans panique. Le mode multi-bande encaisse plusieurs dizaines d’heures de trace propre selon les réglages. En passant sur un mode GNSS plus sobre, on couvre un week-end non-stop. Le profil d’économie UltraMax reste une solution de secours. La charge se fait vite sur powerbank via le câble Coros. On repart du ravito avec assez de marge pour la section suivante. La grande randonnée impose une autre logique. Le besoin clé, c’est la veille prolongée et un GPS qui sait rester raisonnable. Un enregistrement d’étape par jour, une navigation modérée, un écran réglé bas, et une montre qui tient des semaines. La Nomad, si elle vise cet usage, devra offrir un mode expédition simple et fiable. Un enregistrement périodique suffit à conserver la trace tout en réduisant l’impact batterie. Le capteur cardiaque prend moins de place au quotidien. Les alertes d’inactivité sont coupées. Les synchros se font le soir sous la tente quand il y a du réseau.
Charge en itinérance, connectique, capteurs externes
Sur l’itinérance, le câble et la compatibilité comptent. Coros utilise un connecteur propriétaire stable. Une powerbank 10 000 mAh couvre large pour deux à trois semaines en usage rando si la montre ne pompe pas en permanence. Pour un ultra, un mini chargeur dans le sac pèse rien et rassure. Les deux montres misent sur le Bluetooth pour les capteurs. Ceinture cardio, footpods, capteurs de puissance. L’absence d’ANT+ n’est pas un frein en trail. En rando, on débranche tout et on garde l’essentiel.
💪 Points forts:Coros Vertix 2S: précision GNSS multi-bande solide en terrain technique, châssis titane et verre saphir rassurants, carto hors ligne exploitable, autonomie suffisante pour un ultra long sans compromis. Coros Nomad: orientation usage lent et prolongé, lecture claire pour l’itinérance, modes sobres adaptés au trek, veille étendue pour limiter les charges en route
Confort, capteurs et écosystème: la différence au quotidien
La Vertix 2S reste massive. Elle passe sur un poignet habitué aux chocs et aux vestes goretex. Le bracelet nylon allège le portage et respire bien. Le capteur cardio optique a progressé, mais sur un ultra froid et cassant, une ceinture Bluetooth sécurise les intensités. Le boîtier en titane encaisse les frottements sur rocher, le saphir garde l’écran net. Les boutons et la molette se manipulent avec gants fins. La lisibilité reste bonne en plein soleil. La nuit, la lampe frontale prend le relais, l’éclairage montre reste secondaire. La Nomad gagne si elle réduit l’encombrement tout en gardant une grande lisibilité. Une montre de rando reste des heures sur le poignet sous des bretelles de sac. Le confort devient prioritaire. Un écran contrasté, des champs de données larges, des alertes sobres. La mesure SpO2 au repos sert à surveiller l’acclimatation en altitude. Le suivi de sommeil reste un plus pour la récupération sous tente. L’interface doit rester simple. On lance l’étape, on suit la trace, on coupe tout à l’arrivée.
App et planification d’itinéraires
L’application Coros fait le job. La synchronisation de traces depuis Komoot ou Strava fluidifie la préparation. Sur l’ultra, on découpe en sections avec points clés. En rando, on charge une traversée et on ajuste au jour le jour. La Vertix 2S affiche des profils détaillés et des stats d’effort utiles à l’entraînement. La Nomad n’a pas besoin d’un arsenal d’entraîneur. Elle doit garantir une trace propre, des champs utiles et un export fiable. Le reste se gère sur smartphone au bivouac. Pour l’achat, garder la logique d’usage. Un ultra demande des garanties de précision et une autonomie en enregistrement. Un trek privilégie la sobriété, la lecture et la tenue en veille. La Vertix 2S coche les cases côté course, avec assez de polyvalence pour migrer en rando. La Nomad, si elle confirme son ADN itinérance, deviendra un choix naturel pour la marche rapide, le GR et la traversée alpine.
Pour l’ultra-trail, la Coros Vertix 2S prend l’avantage. La précision multi-bande rassure quand le terrain ferme. L’autonomie en enregistrement couvre les formats engagés. Le châssis encaisse. La navigation reste simple et efficace. Pour la grande randonnée, la Coros Nomad a du sens si l’orientation produit se confirme. Une montre sobre, lisible, qui tient des semaines et se fait oublier sous un sac. La Vertix 2S peut faire le job en trek, mais son volume et sa surcapacité GNSS dépassent parfois le besoin. Le choix se résume à la vitesse du déplacement et à la façon de consommer la batterie. Courir demande un filet GNSS serré. Marcher préfère une montre parcimonieuse et claire. Ajuster les modes reste clé. Un réglage propre, une carte à jour, un câble dans le sac, et on part serein.
