Garmin n’a pas seulement amélioré la qualité de ses écrans : la marque tente désormais d’imposer un nouveau rythme visuel dans l’univers des montres de sport. En travaillant sur une fluidité d’animation digne d’un smartphone, Garmin ouvre une bataille où l’esthétique devient presque aussi stratégique que les capteurs ou l’autonomie. Et dans le monde du trail, où l’information doit être lisible malgré la fatigue, cette évolution n’est pas anodine.
Un écran qui ne “saute” plus : la grande nouveauté Garmin
Selon DC Rainmaker, qui a pu tester les prototypes internes de la marque, la transition entre les pages est désormais quasiment instantanée, sans micro-latence, sans décalage, sans ce “tremblement” encore visible sur certaines montres AMOLED concurrentes. Le coureur passe d’un écran cardio à un écran d’allure comme s’il glissait un doigt sur un téléphone dernier cri.
L’intérêt est simple : quand on court de nuit, dans le froid, ou quand la lucidité baisse au fil des kilomètres, une navigation fluide évite les erreurs de manipulation et réduit le stress de devoir “chercher la bonne donnée”.
Une réponse directe à Apple et Coros
Depuis que l’Apple Watch Ultra a montré qu’un écran pouvait être à la fois lumineux, rapide et navigable comme un iPhone, Garmin sait que la bataille visuelle a changé de niveau. The Verge rappelait encore récemment que “le trail grand public regarde désormais autant la lisibilité de l’écran que l’autonomie”.
Garmin ne veut pas perdre la main, d’autant que Coros prépare des mises à jour massives de son interface pour la Nomad et les futures Pace. En proposant une transition fluide, Garmin cherche à différencier ses modèles premium… tout en préparant l’arrivée de technologies encore plus ambitieuses, comme le microLED.
Une évolution qui vient compléter l’écosystème Garmin
L’intérêt de cette fluidité n’est pas uniquement esthétique. Elle s’intègre dans tout un ensemble :
Une interface plus rapide,
des widgets plus interactifs,
et une meilleure synchronisation entre entraînements, navigation et musique.
Android Authority souligne que la tendance actuelle est de réduire le nombre de “taps” nécessaires pour accéder à une info. Garmin s’aligne et veut même aller plus loin, surtout pour les sportifs d’endurance qui jonglent entre cartographie, altitude, météo, batterie et métriques temps réel.
Ce que ça change concrètement pour un traileur
En plein effort, le cerveau filtre de moins en moins bien les informations. Lorsqu’un coureur bascule de l’écran de montée au profil d’altitude, l’interface doit être immédiate et limpide.
Garmin mise sur cette sensation de continuité pour réduire les doutes et les manipulations inutiles, surtout lors des ultratrails où l’on consulte sa montre plusieurs centaines de fois.
Garmin veut dominer le “confort visuel”
Après avoir dominé la précision GPS puis l’autonomie, Garmin veut désormais devenir la référence du confort visuel. Une stratégie logique : l’écran est devenu l’interface principale entre le sportif et sa montre, et donc le lieu où se joue désormais la différence perçue.
