Garmin Venu 4 vs Google Pixel Watch 4 : quelle montre gagne le duel technique ?
Deux philosophies. Une montre sport d’abord. Une smartwatch d’abord. La Garmin Venu 4 mise sur l’endurance et la précision d’enregistrement. La Google Pixel Watch 4 mise sur l’intelligence embarquée et l’intégration Android. Même format. Même écran AMOLED. Pas la même dynamique sur le poignet. Objectif clair. Comparer point par point ce qui compte sur le terrain et au quotidien. Écran et ergonomie. Capteurs et GNSS. Suivi santé. OS et applications. Autonomie et recharge. On regarde les specs attendues et les constantes de chaque gamme. On tranche par usage.
Écran, boîtier, ergonomie: lisible en plein soleil, pilotable en sueur ?
L’AMOLED est acquis des deux côtés. Contraste net. AOD possible. Sur sentier, le critère clé reste la lisibilité en lumière dure et la réactivité tactile sous transpiration. Garmin gère bien la luminosité auto et garde des boutons physiques francs. Sur Venu 4, on reste sur une interaction hybride. Tactile fluide, plus deux boutons pour sécuriser les commandes sport. Moins de gestes ratés. Moins de faux tap en pluie. Pixel Watch 4 capitalise sur la couronne rotative et un tactile très fin. L’interface Wear OS avance vite. Défilement doux. Démarrage d’apps immédiat. Sur fractionné, tourner la couronne pour naviguer évite de glisser au mauvais écran. Mais la couronne est petite. Avec des gants, c’est plus délicat que deux boutons proéminents. Niveau matériaux, on reste sur acier ou aluminium selon versions. Verre renforcé. Étanchéité annoncée type 5 ATM pour un usage natation loisir sur les deux familles. Les bracelets restent standards. Changement rapide. Bon point pour adapter un bracelet nylon léger pour l’ultra ou un silicone épais pour la piscine. Le poids fait la différence sur les sorties longues. Garmin garde un boîtier souvent un peu plus léger à taille comparable. Cela se sent sur 3 heures de pente.
Vibrations, widgets, cadrans
Les vibrations Garmin sont fermes et bien réglées. Le retour des tours et alertes d’allure reste net. Wear OS vibre plus fin. Discret en réunion. Moins brutal sur piste. Les widgets santé défilent vite sur Pixel. Sur Garmin, les aperçus sont plus orientés sport. Pas le même focus. Le même écran. Deux philosophies d’affichage.
Capteurs, sport, GNSS: précision d’enregistrement vs coaching connecté
Sur le capteur cardio optique, Garmin mise sur une lecture stable en endurance et un filtrage efficace des pics parasites. La Venu 4 reprend le capteur multi-led éprouvé de la marque. Sur terrain cassant, la stabilité du boîtier et la gestion de l’algorithme pèsent plus que le nombre de LEDs. Sur Pixel Watch 4, le cardio est accroché au stack Fitbit. Il suit bien au quotidien, très bon pour le repos et le sommeil. En fractionné très court, une chest strap Bluetooth reste l’option à garder en poche pour une trace clean. Heureusement, les deux montres acceptent des ceintures externes. GNSS intégré sur les deux. Multi-systèmes. La logique Garmin privilégie une acquisition fiable et un enregistrement constant. Les profils course, trail, vélo sont rodés. Écrans configurables. Auto-lap, alertes, champs métriques pointus. Sur Pixel Watch 4, le GNSS se marie à Google Maps et aux apps tierces. L’itinéraire se charge vite. La navigation pas à pas est claire. Sur du sous-bois dense, Garmin garde en général une trace plus propre sur la durée. Les variations de position sont lissées. C’est le genre de détail qui compte pour un segment Strava ou un D+ précis. Suivi santé. Garmin pousse Body Battery, SpO2, respiration, stress, variabilité de la FC et un résumé d’entraînement compréhensible sans jargon médical. Sommeil détaillé et siestes détectées. Sur Pixel Watch 4, Fitbit fournit des scores de sommeil robustes, des zones cardio lisibles, l’ECG et la détection AFib selon pays. Pour l’utilisateur connecté, l’interprétation est claire dans l’app Fitbit. Pour le coureur qui veut corréler charge et récupération, la granularité Garmin garde un pas d’avance sur la scène sport.
Musique et podcast hors-ligne. Les deux gèrent Spotify et Deezer avec stockage local. Le téléchargement est plus rapide et plus simple côté Pixel via Wi‑Fi et apps natives. Côté Garmin, on synchronise puis on part. Rien de bloquant. Mais l’expérience media au quotidien est plus fluide sur Wear OS.
OS, applis, paiements, autonomie: usage quotidien et longues sorties
Wear OS apporte des apps riches. Google Wallet, Google Maps, YouTube Music, Messages, Assistant. Réponses aux notifications complètes. Dictée efficace. Sur Pixel Watch 4, la montre remplace le smartphone pour les interactions courtes. C’est immédiat. C’est puissant. Garmin Connect IQ propose des widgets utiles et des champs de données avancés. Moins d’apps grand public. Plus de stabilité pendant l’effort. Les notifications restent simples. Réponse limitée selon smartphone. Paiements sans contact. Google Wallet côté Pixel. Garmin Pay côté Venu. Les deux fonctionnent selon banques compatibles. En voyage, la couverture de Wallet est plus large en général. Pour le coureur, l’important est la fiabilité du tap après 20 km. Les deux valident sans drama si configuration ok. Autonomie. C’est ici que la bascule s’opère. La Venu 4 tient plusieurs jours en montre connectée, même avec suivi santé actif. Enregistrement GPS sur plusieurs heures sans angoisse. On part pour un week-end trail sans chargeur. Pixel Watch 4 tient surtout une journée intense avec AOD. Une nuit de suivi sommeil possible selon réglages. Recharge rapide le matin. Pour un usage purement urbain, c’est acceptable. Pour l’ultra ou la rando longue, Garmin respire mieux.
Option LTE côté Pixel selon version. Appels directs, streaming, SOS. C’est un plus pour laisser le smartphone à la maison. Côté Garmin, détection de chute et envoi d’alerte via smartphone restent là. La navigation turn-by-turn est plus aboutie avec Maps sur la Pixel. Les traces GPX et le suivi de parcours restent efficaces et légers sur Garmin. Pour suivre une ligne sur un 30 km, la Venu fait simple et clair. Pour chercher un café en ville, la Pixel fait mieux.
Prix et valeur. Les deux montres visent le haut du panier. Les promos font la différence. Question à se poser avant d’acheter. Besoin d’apps et d’Assistant au poignet ou besoin d’une trace propre et d’une batterie qui ne bronche pas. La réponse guide le choix. Et évite une déception à la première sortie longue. Pour un usage mixte bureau-trail, la Venu 4 compile un set fiable. Peu de micro-gestes, peu de charge. On lance une séance et on court. Pour un usage très connecté, domotique, navigation urbaine, messages et voix, la Pixel Watch 4 explose la concurrence côté confort d’usage Android. Elle demande juste une routine de charge. C’est la règle du jeu sur Wear OS. À chacun son terrain. Envie de creuser une fiche ou de voir le prix du jour. Le lien ci-dessous mène vers la page produit. Achat possible en un clic. Simple et efficace.
Deux montres. Deux logiques.
Garmin Venu 4 pour l’endurance, la simplicité en sport et la sérénité d’autonomie. Google Pixel Watch 4 pour l’écosystème Android, les apps, l’ECG et la richesse au quotidien. Vous courez souvent, vous partez loin, vous voulez un enregistrement propre sans recharge constante. Prenez la Venu 4. Vous vivez Android à fond, vous voulez Maps, Assistant, paiements et réponses au poignet. Prenez la Pixel Watch 4. Ce duel n’a pas un seul vainqueur. Il a deux profils gagnants. Choisissez votre camp. Et allez courir.
